DINA TORTOROLI
Ho nelle mie mani il poema di Paul-Alexandre Dulard, La grandeur de Dieu dans les merveilles de la nature: è una copia anastatica della “Dernière Edition, revûe par l’Auteur“, pubblicata a Parigi nel 1751, e nel recto del foglio in cui è stampato il frontespizio vedo campeggiare la citazione del versetto 24 del Salmo di Davide 104 (103):
“Quam magnificata sunt opera tua,
Domine! Omnia in Sapientia fecisti.
Impleta est terra possessione tua.”
Ritengo doveroso segnalarlo, perché Dulard – clamorosamente evidenziando la propria fonte d”ispirazione – non solo fornisce la chiave di lettura dell’opera, ma ne anticipa l’atmosfera emotiva: l’estasiato stupore della “creatura scienziata”, di fronte all’armonia del Creato.
Nella Preface, egli ribadisce quindi il proprio compiacimento di poeta non privo di conoscenze scientifiche: “Pour traiter un sujet de la nature de celui-ci, il faut être Physicien [...]. J’ai suivi un plan de Physique géneral, fondée sur l’expérience, la plus infallible de toutes les Méthodes” (Preface, pp. ij, v-vi).
La “Sapientia” del Creatore è dunque la via sicura per “faire naître les sentiments de reconnaissance les plus vifs” anche nel cuore dell’Athée, supposé qu’il y en ait. Infatti – s’il étoit de bonne foi – il est intérieurement aussi convaincu de l’existence d’un Moteur immatériel, c’est-à dire, de Dieu, qu’il l’est de sa propre existence” (Préface, p. v).
Attratta dalla leggerezza poetica della frase “Jaluse, ce semble, de ses secrets*, la Nature cache souvent la cause de l’effet le plus simple”, inizio la lettura del Premier Chant, animata dall’aspettativa di un’esperienza del tutto nuova.
Invece, avverto fin dai primi versi una spiazzante sensazione di déjà entendu.
La voce del poeta che accenna alla propria situazione, poi si rivolge con il “tu” al puissant Moteur de ce vaste Univers [...] Dieu des dieu, seul arbitre, seul maître, [...] toujours puissant et juste [...] mi giunge familiare e ne capisco il perché, nel momento in cui mi imbatto nel verso: «Douce saison, tu fuis d’une aile trop légère» e la mia mente, con lo scatto di un magnete, gli associa: «j’ai vu le tems S’enfuir d’une aile trop légère».
È il verso 74 del poemetto La Résignation (proprio il “documento” da cui ha preso l’avvio – nel 2019 – questo mio resoconto di indagine): un testo che ho riletto tanto spesso da averne memorizzata ogni singola parola.
Perciò mi rendo conto di averne già incontrate molte: nomi (sagesse, mains, erreur, rois, dieu, sein, puissance, nature, beauté, loix, voix, (les) mortels, jour, lumières, verités, cours, tems, ciel, autels, bienfaits, ravage, torrens, aile); aggettivi (puissant, son, juste, vaste, leur, frivole, vive, abatu, légère), verbi (voir, franchir, arracher, fuir), pronomi (qui, toi, dont, tu, celui, je), componenti invariabili del discorso (dans, ô, loin, de, aujourd’hui, quand, sans, jamais, sous, déjà, trop).
Non posso davvero credere che si tratti di pura casualità; tanto meno di plagio, poiché l’oggetto in esame è costituito dalle parole come “materiale da costruzione”.
Mi sembra innegabile la programmazione di una “selezione” in vista di una ricontestualizzazione, e la mia mente, ormai abituata dall’”ascolto empatico e attivo”, a cercare di “vedere il mondo con gli occhi dell’altro”, sta già creando scenari, formulando ipotesi e individuando percorsi da esplorare, ma non voglio dimostrarmi troppo entusiasta.
Servono attività preliminari all’esposizione delle mie ipotesi.
Decido perciò di numerare (ogni cinque righe) tutti i versi di Dulard, per poterli indicare e citare facilmente** e, durante la lettura, registro ogni termine fatto proprio dall’Imbonati, a mano a mano che lo riconosco.
Voglio anche dar modo a ogni lettore di valutare e comprendere, con un colpo d’occhio, la stranezza della situazione.
Trascrivo quindi la “plainte” imbonatiana, sottolineando le parole in questione:
La Résignation / Le ciel me fit aussi naitre dans l’arcadie. / la nature, sur mon berceau, / jura de rendre heureux tous les jours de ma vie. / mais la parque a déja presqu’usé mon fuseau, / sans que, d’un avenir si beau, / la douceur ait par moi jamais été sentie. / je n’ai connu que la douleur. / et déja de mes ans l’aurore fugitive, / s’eteignant sur la sombre rive, / a laissé loin de moi l’espoir consolateur. / me voila devant toi, fantôme redoutable, / obscure et vaste eternité! / je te remets intact ca gage delectable, / ce gage de félicité, / présent trompeur, dont mon coeur miserable / démentit tant de fois le charme si vanté. / juge inflexible, entends ma plainte / puisque la Renommée a placé dans tes mains / ce Sceptre impartial qui sans haine et sans crainte / doit ou récompenser ou punir. les humains. / près de toi, disoit’on le crime et son audace / connoitront le tourment d’une juste terreur; / l’innocent malheureux devant toi trouvant grace / des caprices du sort absoudra la rigueur. / dans ton sein déposant ses peines, / le proscrit trouvera la paix, / le captif oublira ses chaines/ que remplaceront tes bienfaits. / des plaisirs séducteurs l’impétueuse ivresse / emportoit de mes sens le primtems agité; / un dieu, c’étoit sans doute un dieu de vérité, / “livres-moi, m’a-t-il dit, ta brillante jeunesse, / “et des mains de l’éternité / “tu recevras, un jour, le prix de ta Sagesse.” / j’obéis, et de la vieillesse / j’usurpe avant le tems la grave austérité. / “livres-moi l’amante chérie / “qui seule respire en ton coeur; / “lorsque tu franchiras les bornes de la vie, / “des siècles de plaisirs vengeront ta douleur“. / Sacrifice cruel! j’arrachai de mon âme, / j’arrachai Laure pour jamais, / j’etouffai mes sanglots, et vainqueur de ma flamme, / Laure pour t’oublier, chaque jour, je mourais.” / alors me dit le dieu: “tu vois vers ce rivage / “le tems s’enfuir d’un vol précipité. / “la nature toujours à son vaste ravage / “ne sauroit dérober sa grace et sa beauté. / “quand les cieux, la terre en ruine, / “tomberont sous ses coups puissans, / “de ma consolante doctrine / “tu pourras recueillir les effets bienfesans. / “à quel frivole espoir se livre ta foiblesse”, / s’écrie, en me raillant, un monde corrompu; / “le mensonge aux tyrans vendu, / “t’enveloppant de son ombre traitresse, / “domine insolemment sur ton coeur abattu. / “l’erreur, des siècles révérée, / “a de la vérité renversé les autels. / “toujours elle fut consacrée / “par la foiblesse et l’effroi des mortels. / “crains ces fausses lueurs que t’offre la puissance. / “ce phare insidieux qu’ont allumé les rois, / “c’est pour aider a l’impuissance / “et soutenir l’effort de leurs mourantes lois. / “d’un avenir trompeur poursuivant la chimère, / “ton coeur des plaisirs vrais repousse les attraits. / “quel mortel cependent retrouvant la lumière / “t’a des muets tombeaux dévoilé les secrets? / “va, cette éternité que ton orgueil réclame, / “ce fantastique asyle où renaitront les morts, /
“ils sont le fruit honteux des tourments de ton ame, / “ils sont le fruit de tes remords.” / j’ai vu le tems s’enfuir d’une aile trop légère, / la nature entrainée au cours de ce torrent, / nul mortel du tombeau n’a franchi la poussière / et cependant, ò dieu, ma foi vive et sincère / s’est attaché à ton serment. / à la voix des plaisirs j’ai fermé mon oreille; / d’un siècle perverti j’ai bravé les discours. / aujourd’hui, dieu puissant, si ta justice veille / fais de jours plus sereins pour moi naitre le cours. / “ecoute-moi repondit un génie / “il est deux Soeurs dont le pouvoir / “embellit des mortels et console la vie; / “c’est la jouissance et l’espoir. / “nul ne sauroit aux deux presenter son hommage. / “qui ne peut croire doit jouir. /”celui qui de la foi peut Subir l’esclavage, / “s’il est prudent, doit s’abstenir. / “n’as tu pas espéré? quelle autre récompense / “voudrois-tu réclamer de moi? / “ton bonheur étoit dans ta foi, / “tu fus payé par l’éspérance.
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* (Blaise Pascal (in Frammento di un trattato sul vuoto) aveva dichiarato: “I segreti della natura sono nascosti…”).
** Il poema La grandeur de Dieu dans les merveilles de la nature (vv. 4594) contiene sette Canti.
Il primo (vv. 560) espone “ciò che racchiude in sé il Cielo astronomico”.
Il secondo (vv. 626) tratta del “Mare”.
Il terzo (vv. 684) traccia il quadro della “Terra considerata come Elemento”.
Il quarto (vv. 612) offre lo spettacolo della “Campagna”.
Il quinto (vv. 752) tratta del “Naturalismo degli Animali: Uccelli, Insetti, Rettili, Quadrupedi”.
Il sesto (vv. 716) analizza l’anima dell’”Uomo” e le sue facoltà.
Il settimo (vv. 644) tratta il cuore dell’”Uomo” e i suoi affetti.
Il verso Douce saison, tu fuis d’une aile trop légère” è il v. 209 del Premier Chant.


